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Exposition

ouilles archéologiques à Souvigny

Un sondage, mené en 2001 au milieu de la nef centrale, dans la deuxième travée à l’Ouest du grand transept, a localisé le tombeau des saints Mayeul et Odilon. Les archéologues ont mis au jour un caveau, d’époque romane, établi au-dessus du sarcophage où les deux abbés furent sans doute réunis à la fin du XIe siècle. Les vestiges d’un dispositif antérieur, détruit au XIIe siècle par le creusement du caveau, ont été dégagés en 2002.
Les angles du premier monument funéraire, de plan trapézoïdal, qui entourait le sarcophage, étaient formés de longs blocs de grès, disposés en équerre et creusés d’une large rainure dans laquelle s’inséraient des plaques verticales. Ses parois étaient recouvertes d’un enduit peint coloré. L’accès au sarcophage se faisait depuis un grand escalier, situé à l’Ouest. Une barrière de chœur (peut-être une grille de fer forgé) s’appuyait à l’Est du monument funéraire et isolait les moines, des fidèles et de la multitude des pèlerins. On installa aux angles du monument funéraire les quatre supports d’un ciborium (dais monumental) en bois, qui brûla en place lors d’un incendie au milieu du XIIe siècle.
Le premier monument démoli fut remplacé par un caveau, bien appareillé, qui présentait, toujours à l’Ouest, une ouverture et un escalier d’accès, aboutissant sur le couvercle du sarcophage. La superstructure romane du tombeau est inconnue, mais elle est contemporaine de la mise en place autour du chœur monastique d’un nouveau chancel monumental, qui n’est autre que le très bel ensemble sculpté dit « tombeau de Mayeul » (milieu du XIIe siècle).
Une transformation majeure eut lieu à l’époque gothique : le caveau fut surmonté d’un haut socle à façade ouvragée sur lequel reposaient les deux gisants polychromes de Mayeul et Odilon. Leurs têtes décapitées, les débris de l’un d’eux et ceux du socle ont servi, entre autres matériaux, à combler le caveau lors de sa destruction en 1793. Avant leur transfert dans l’armoire aux reliques (XVe siècle), des châsses contenant les ossements saints furent placées sur des autels dédiés à Mayeul et Odilon, au Nord et au Sud du monument aux gisants, qui doit être reconstitué à son emplacement d’origine dans les années à venir, après la restauration de l’église. Les travaux qui concerneront dans un premier temps les nefs de la prieurale ont débuté en juin 2006. Parallèlement, les fouilles des sols par une équipe d’archéologues, permuteront avec le déplacement des échafaudages. D’autres recherches ont été menées avec succès, avec notamment en mai 2003, la découverte des emplacements des bases des chevets des chapelles Sainte Marie et Notre Dame des Avents (XIIe s.), dans le sous-sol de la salle-basse de la sacristie (1769-1775).


Vue générale des fouilles de juin 2002

Janvier 2007 : Dernier pèlerinage des saints abbés à Cluny
C'est en 910 qu'est fondée l'abbaye bénédictine de Cluny.

Maison mère de plus de mille monastères, elle rayonne durant tout le Moyen Âge sur l'Europe occidentale.

L'église de "Cluny III", achevée au XIIème siècle, restera longtemps la plus vaste de la chrétienté. En ce début d’année 2007, le Musée d'art et d'archéologie, qui abrite des œuvres marquantes de la sculpture médiévale provenant de l'abbatiale et du bourg monastique, accueille les sculptures retrouvées au cours de la dernière décennies,  de quatre pères abbés : Saint Hugues, Pierre le Vénérable mais surtout les tombeaux des saint abbés Mayeul et Odilon prêtés à Cluny par la municipalité de Souvigny. Parallèlement à la restauration intérieure de l’église de Souvigny, des fouilles archéologiques sont menées depuis quelques années dans la prieurale et un sondage, mené en 2001 au milieu de la nef centrale a localisé le tombeau des saints Mayeul et Odilon. Les archéologues ont mis au jour un caveau, d’époque romane, établi au-dessus du sarcophage où les deux abbés furent sans doute réunis à la fin du XIe siècle. Les vestiges d’un dispositif antérieur, détruit au XIIe siècle par le creusement du caveau, ont été dégagés en 2002. Bénéficiant des fonds de la fondation américaine Florence Gould, l’église retrouvera à partir de mars, une reconstitution fidèle de ces gisants et la mise en valeur du caveau et du sarcophage primitif dans les ateliers du restaurateur auvergnat Xavier Benoît. Actuellement, les badigeons de l’église, la réfection des sols des bas-côtés Nord sont bien avancés et la prochaine campagne de fouilles, menée par l’équipe d’archéologue dirigée par Pascal Chevalier, concernera les bas-côtés Sud et la nef centrale. Beaucoup de questions restent en suspend sur l’origine de la construction du plus vaste édifices de la région et l’on ignore tout de I’église donnée en 915/920 à Cluny par Aymar… En revanche, il est probable qu’après la mort de Saint  Mayeul, son successeur, Saint Odilon ait fait construire comme première église de pèlerinage, une grande nef charpentée très vite transformée pour être voûtée. La nef unique est subdivisée en trois vaisseaux. Cette campagne de voûtement fut accompagnée de I’édification d'une nouvelle façade occidentale qui comprenait deux tours encadrant une chapelle haute, située au-dessus de I'entrée de I’église et dédiée à Saint Michel. Un peu plus tard, un narthex fut construit pour permettre I'accueil des pèlerins de plus en plus nombreux. En 1063, Saint Hugues, Vle abbé de Cluny, profita du passage à Souvigny du légat pontifical Pierre Damien, pour lui demander de procéder à la translation du corps d'Odilon. À cette occasion, I’église fut officiellement consacrée.

Juillet 2007 : Une délégation du conseil général de l'Allier s'est rendus sur le site de fouille de la campagne 2007, menée par Pascale Chevalier. Ces fouilles, co-financées par le conseil général, furent commentées par Pascal Chevalier ; elle donnait un bilan des récentes découvertes et présentait le tombeau de Jean de Rochefort, ainsi que les éléments funéraires exceptionnels mis au jours récemment en présence des directeur général monsieur Specht et adjoint monsieur Kegelart des services du département de l'Allier, de monsieur Guerry, directeur de la direction jeunesse, éducation, culture et sport, de madame Mazuel, directrice de l'action culturelle, mesdames Coulon et maillet secrétaires, de madame Maquet historienne de l'art et monsieur Paillet, conservateur. Les samedi 28 et dimanche 29 juillet en après-midi, une visite du chantier de fouilles par l'équipe des archéologues, sera proposée aux habitants de Souvigny (rendez-vous sur le parvis de l'église).

Septembre 2007 : Le préfet de l'Allier, Patrick Pierrard, le président du conseil général, Gérard Dériot, en présence des responsables de la DRAC Auvergne* et sous la conduite de monsieur Jean Claude Albucher maire de Souvigny, se sont rendus à Souvigny, pour constater de l'état d'avancement des travaux de restauration de l'église et des recherches archéologiques en cours. Antoine Paillet; conservateur au musée de Souvigny, faisait un préambule sur la restauration en cours des gisants des saints abbés. Pascale Chevallier archéologue et responsable du chantier de fouilles de l'église, donnait de précieux renseignements au représentant de l'état monsieur Pierrard, du président Dériot et des délégations de conservation du patrimoine régional, sur les récentes découvertes de l'église et les techniques misent en oeuvre pour mettre au jour les vestiges historiques. Cette visite coïncidait avec la précédente qui avait eue lieu à la même date, l'an passé. Très attentif au suivi des travaux, monsieur le Préfet montrait un grand intérêt aux chantiers de restauration et à celui des fouilles ; il se remmémorait d'ailleurs aisément la précédente entrevue à Souvigny, permettant à madame Chevallier de ne présenter que les dernières découvertes scientifiques liées à la campagne de fouilles 2007. De nombreux éléments ont été remontés de temps immémoriaux jusqu'à notre ère : collection d'enduits peints imitant le marbre et provenant de l'ancienne barrière de choeur, redonnent vie à l'éclatante palette utilisée par les artistes du Moyen-âge : vert vif, rouge et bleu lumineux... Actuellement en cours d'étude, les chaussures de cuir, retrouvées dans un état de conservation remarquable, seront présentées lors d'une exposition future au musée de Souvigny. L'étonnant sarcophage de grande taille et son locataire retrouvés au delà du tombeau des saints abbés Mayeul et Odilon, fut également évoqué. La sépulture de Jean de Rochefort, fera l'objet l'an prochain, d'une étude des ossements et du mobilier funéraire. L'équipe d'archéologues poursuit ses investigations vers la redécouverte des deux églises primitives, celles de l'installation des moines de Cluny en 950 et la seconde qui existait lors de la donation de Souvigny par l'ancêtre des Bourbons Aymard en 915-920. À l'occasion des journées du patrimoine, le dimanche 16 septembre, de nouvelles portes-ouvertes se tiendront sur le site archéologique, de 15 heures à 18 heures et ouvertes au public.
*Parmis les responsables de la DRAC Auvergne, on notait la présence de monsieur Yves Cranga, conservateur du patrimoine en charge des objets et mobilier, de Marie-José Carroy-Bourlet. conservatrice régionale des Monuments Historiques, Grédérik Letterlé, conservateur régional de l'archéologie, Claudine Girardiingénieur au service départementale de l'archéologie. Monsieur le maire de Souvigny était accompagné de madame Josette Barbier vice-présidente à la communauté d'agglomération de Moulins et monsieur Roger Ferrante, adjoint aux finances à la ville de Souvigny.

Archives 2006

Juillet 2006 :
Depuis quelques semaines, les échafaudages et un imposant dispositif de protection du mobilier, a envahi la nef centrale de l’église prieurale. Parallèlement, une équipe d’archéologues profite de ces bouleversements techniques, pour entamer une grande campagne de fouille sous les dallages posés pendant la première moitié du XIX e siècles. On se souvient qu’un sondage, mené en 2001 au milieu de la nef centrale, dans la deuxième travée à l’Ouest du grand transept, a localisé le tombeau des saints Mayeul et Odilon. Les archéologues avaient mis au jour un caveau, d’époque romane, établi au-dessus du sarcophage où les deux abbés furent sans doute réunis à la fin du XIe siècle. Les vestiges d’un dispositif antérieur, détruit au XIIe siècle par le creusement du caveau, ont été dégagés en 2002. Ces nouvelles fouilles des sols permuteront avec le déplacement des échafaudages. D’autres recherches ont été menées avec succès, avec notamment en mai 2003, la découverte des emplacements des bases des chevets des chapelles Sainte Marie et Notre Dame des Avents (Xe et XIIe s.), dans le sous-sol de la salle-basse de la sacristie (1769-1775). À l’heure actuelle, les chercheurs viennent de mettre à jour de nombreuses sépultures, la base des anciens escaliers qui menaient à l’ancienne chapelle Saint Michel (Actuellement tribune de l’orgue), un drain pour l’évacuation de l’eau et une base d’autel. Ils attendent avec impatience de progresser jusqu’au niveau des tombeaux des saints abbés, car près des tombeaux des saints Mayeul et Odilon, dans le premier bas-côté Sud, se trouve, comme indiqué sur d’anciens plans, le tombeau de Jean Bâtard de Bourbon, oncle du Duc Louis II. Pour présenter ces découvertes, les archéologues proposent deux journées « fouilles-ouvertes » à l’attention du public. Ces visites seront programmées le samedi 29 juillet de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures et le dimanche 30 juillet de 14 heures à 18 heures ; rendez-vous devant le portail principal (groupe de 20 personnes maximum). Une seconde visite sera programmée fin août.

Août 2006 :
Une véritable cathédrale de tubes d'acier, a envahi la nef centrale de l'église prieurale. Les travaux de restauration de l'église ont commencé et perchées à une vingtaine de mètres du sol, les équipe de restauration du patrimoine s'activent. Au pied de ces immenses échafaudages, une fouille systématique des bas-côtés Nord et Sud est en cours. Une équipe d’archéologues sous la conduite de Pascale Chevallier et Arlette Maquet profite de ces bouleversements techniques, pour entamer une grande campagne de fouille sous les dallages posés pendant la première moitié du XIX e siècles dans les parties encore non échafaudées. On se souvient qu’un sondage, mené en 2001 au milieu de la nef centrale, dans la deuxième travée à l’Ouest du grand transept, a localisé le tombeau des quatrièmes et cinquième père abbé de Cluny, Mayeul et Odilon. Les archéologues avaient mis au jour un caveau, d’époque romane, établi au-dessus du sarcophage où les deux abbés furent sans doute réunis à la fin du XIe siècle. Les vestiges d’un dispositif antérieur, détruit au XIIe siècle par le creusement du caveau, ont été dégagés en 2002. Ces nouvelles fouilles des sols permuteront avec le déplacement des échafaudages. D’autres recherches ont été menées avec succès, avec notamment en mai 2003, la découverte des emplacements des bases des chevets des chapelles Sainte Marie et Notre Dame des Avents (Xe et XIIe s.), dans le sous-sol de la salle-basse de la sacristie (1769-1775).
Visite commentée et révélations surprenantes
Pour présenter leur travail et les premières découvertes, l'équipe de recherche composée de quatre archéologues dont un anthropologue, ont organisée une série de visites le week-end dernier, qui ont attiré 150 personnes le samedi et 350 le dimanche. Ces visites, exceptionnelles, car se déroulant dans un cadre fermé et contrôlé, ont permis à la population et aux visiteurs de la Foire Médiévale de plonger dans l'histoire du site sous les commentaires de spécialistes. Les zones de recherche étaient strictement délimitées pour éviter que les datations en cours ne soient "polluées". Des découvertes de dernières minutes, viennent de bouleverser la vision que l'on avait jusque à présent, des fonctions religieuses de la grande prieurale, reléguant les églises Saint Marc et Saint Eloy de Souvigny au second plan liturgique. Après la découverte avant-hier de la base de l'autel Saint Nicolas il s'avère que le rôle du bas-côté Nord de la prieurale, en plus des fonctions du Choeur monastique pour les moines de Cluny et du pourtour du tombeau des Saints Abbés comme lieu de pèlerinage avait le fonction de paroissiale, allant jusqu'à conserver les fonds baptismaux dans cette grande prieurale. Les anciennes églises, comme l'église Saint Eloy aujourd'hui disparue ou l'église castrale Saint Marc située de l'autre côté de la rue, attenante au château des Duc de Bourbon était un "trop plein" pour les fidèles de plus en plus nombreux dans l'ancienne métropole bourbonnaise à partir du XIIe siècle. La découverte la plus surprenante est certainement la mise au jour d'un sarcophage en grès, de fabrication local datant des VI ou VIIe siècles et remployé au XIe ou XIIe siècle. Cette découverte aurait pu être jugé intéressante, si ce n'est que ce sarcophage est similaire à celui découvert en 2001 dans le caveau du tombeau des saints, Mayeul et Odilon. À qui appartenait-il ? Les recherches sur ce mystérieux tombeau sont en cours et les archéologues ne sont pas encore au bout de leurs surprises. En effet, les découvertes devraient s'enrichir au fur et à mesure de l'approche des équipes de fouilles au plus près de la zone de 2001. Quatre autres cercueils monoxyles (en bois), antérieurs à la construction de la villa carolingienne, celle qui fut donnée par l'ancêtre des Bourbon à Cluny ont refait surface ces derniers jours, sous les doigts habiles des chercheurs. Ces sarcophages se trouvaient dans une zone externe au site premier, qui servit de base à l'église. Elle fut élargie au XIIe siècles, englobant à ce moment là, ces sépultures. Ces vestiges antiques, repoussent l'âge de la cité et complètent ou modifient des certitudes historiques bien établies. En atteignant des couches plus profondes, les archéologues font ressortir à l'heure actuelles, des informations cruciales qu'ils qualifient de "bruits de fond" composées d'éléments de l'antiquité (reste de céramique, etc.). Les chercheurs restent cependant prudents et de nombreuses questions, soulevées par ces découvertes sont en cours d'étude. Les fouilles sont en cours, et même achevées, un immense travaille, pour trier ces informations collectées pendant la campagne de fouille, attendent nos spécialistes. Le musée municipale de Souvigny, avec son conservateur monsieur Antoine Paillet, présentera en avant première lors d'une exposition future, les résultats définitifs des recherches menées par les équipes de Pascale Chevallier et Arlette Maquet.


Novembre 2006 : Fin de la première phase des fouilles à Souvigny
Les travaux de restauration de l'église qui ont débutés il y a plusieurs mois avancent très lentement et depuis quelques jours, la dernière phase annuelle de fouilles a cessé, abandonnant à un silence imperturbable, la forêt de tubes d'acier des échafaudages. Le bilan des fouilles et sondages depuis 2001 permet d'affirmer l'excellence des recherches des équipes d'archéologues qui se sont relayées, menées depuis le début par Pascale Chevallier et Arlette Maquet. Ce fut d'abord la campagne 2001 : sondage au milieu de la nef centrale et localisation du tombeau des quatrièmes et cinquième père abbé de Cluny, Mayeul et Odilon. Campagne 2002 : dégagement et mis au jour du caveau des deux saints, d’époque romane,où les deux abbés furent sans doute réunis à la fin du XIe siècle. Campagne 2003 : découverte des emplacements des bases des chevets des chapelles Sainte Marie et Notre Dame des Avents (XIIe s.), dans le sous-sol de la salle-basse de la sacristie baroque. En 2004, les archéologues "digéraient" cette incroyable collecte d'informations et participaient à l'exposition annuelle aux musées de Souvigny, permettant à un large public de découvrir les recherches menées depuis 2001. Pour cette campagne 2006, Pascale Chevallier et Arlette Maquet profitaient des bouleversements techniques liés au débuts des travaux de restauration de l'église, pour entamer une grande campagne de fouille dans les parties encore non échafaudées. Parmi cette équipe composé de Olivier Lapie Anthropologue, Mathias Dupuis et Morana Causevici archéologues, un jeune chercheur Laurent Fiocchi termine son Master sur le prestigieux édifice clunisien de Souvigny. Guide pour un jour, il présentait les dernières recherches entreprises sous le sol des bas-côtésNord. Ainsi, les résultats de la campagne 2007 ont bouleversé la vision que l'on avait jusqu'à présent, des fonctions religieuses de la grande prieurale, reléguant les églises Saint Marc et Saint Eloy de Souvigny au second plan liturgique. Ce fut la découverte de la base de l'autel Saint Nicolas, celles de nombreuses sépultures monoxyles (en bois) et sarcophage en grès des VI ou VIIe siècles, remployés au XIe ou XIIe siècle. Poursuivant plus en profondeur, la mise au jour des couches antérieurs à la construction de la villa carolingienne, celle qui fut donnée par l'ancêtre des Bourbon à Cluny en 916, précédaient le résultat le plus extraordinaire de cette campagne, avec l'ouverture du caveau, inviolé depuis les années 1370, de l'arrière petit-fils de Saint Louis Jean de Rochefort. Depuis 2002, Laurent Fiocchi a étudié les charpentes de la prieurale, participé activement aux différentes campagnes de fouilles et termine son Master à Souvigny. Il poursuivra avec ses pairs, les recherches entamées cette année. Les prochaines étapes concerneront les bas-côtés Sud, le Choeur de l'église et surtout l'analyse des ossements de Jean de Rochefort. Pour l'antropologue Olivier Lapie, la collecte d'informations sur place, les analyses des structures d'inhumation, et les phases en laboratoire par Carbone 14, par palynologie (étude des pollen) et par dendrochronologie (étude du bois), permettront de connaître les us et coutumes des princes ou de compléter les identités des fidèles ensevelies sous les dalles de l'église.

Ci-dessous, photos des travaux de restauration en cours (archives à télécharger) :
RestaurationEglise.zip

EspaceRepro.zip

isite de l'église prieurale toute l'année et tous les jours (sauf mardi et lors des célébrations religieuses) au départ des musées

La visite de l'église prieurale (au départ des musées) et l’ouverture des musées et jardins à lieu du 2 janvier au 31 décembre toute l'année et tous les jours (sauf mardi et lors des célébrations religieuses pour la visite commentée de l’église)
Horaires : 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures ; du 1er juillet au 31 août le musée est ouvert jusqu'à 19 heures
-Les tarifs des visites sont les suivants :
Tarifs individuels : visite guidée de l’église, 4€ ou accès aux musées et jardins, 4€ ; forfait visite guidée de l’église et accès musées et jardins, 6,50€
Tarifs groupes (30 personnes) : visite guidée de l’église, 3,20€ ou accès aux musées et jardins, 3,20¤ ; forfait visite guidée de l’église et accès musées et jardins, 4,80€.
Tarifs enfants : gratuit jusqu’à 11 ans ; accueil de groupe scolaire, 1€.
Contact : Musées de Souvigny, BP 27, 03210 Souvigny ; téléphone, 04 70 43 99 75.

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