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es relations méridionales |
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Motif flamboyant au revers du manteau de la Sainte Madeleine de Souvigny |
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| La communauté de facture de ces statues est indiquée, soit par le décor damassé des manteaux (Saint Pierre, Sainte Madeleine), soit par les vêtements aux plis moelleux et gonflé d'air (Saint Pierre, Saint Dominique). La ciselure des vêtements est un procédé très rare en dehors de l'art italien. Reproduit un peu plus tard à Solesmes, ce procédé pourrait avoir une origine méridionale comme le suggère 13 Vierge d'Andrés Pi à l'Hôpital de Lerida (1454). Le décor damassé est rehaussé, sur le Saint Pierre, par des orfrois perlés où se mêlent des clefs entrecroisées ainsi que les monogrammes "am" et "ihs". Quant au drapé, il est traité avec une remarquable aisance. Les épaules couvertes du scapulaire, Saint Dominique a revêtu une tunique à manches évasées et revers de fourrure. Les plis tuyautés et cassés au niveau des chevilles donnent à la silhouette une rare élégance. Si l'on était en Bourgogne on ne manquerait pas de vanter les mérites de cette statue, heureusement mise en valeur, aux côtés du Saint Pierre, dans le musée de Souvigny. Chef-duvre de grâce et de délicatesse, la Sainte Madeleine est sans doute la pièce la plus précieuse de cet ensemble. Enveloppée d'un long manteau, qui recouvre la tête, mais dégage la chevelure ondée, Marie-Madeleine tient un phylactère et un vase de parfum. D'emblée l'allure trapue et l'ampleur du drapé évoquent l'art bourguignon et en particulier la Madeleine de Saussy. Pourtant la statue de Souvigny révèle un charme très particulier : le hanchement du corps est contrebalancé par l'ostension du vase de parfum et l'inclinaison de la tête ; tous ces détails font penser à l'art rouergat. La pose de la tête, le pincement des paupières et le rythme des ondulations annoncent la merveilleuse Vierge d'Inières, venant de Rodez (1470). Mais le grand front bombé est plus spécifique de l'art bourbonnais. Une Sainte Marguerite de l'ancienne collection Molinier, exilée à New York, pourrait en être rapprochée pour ses damas et sa chevelure à crans. ph. 313 Extrait de «Auvergne Bourbonnais Forez » (1998) de Jacques Baudoin aux éditions Créer (63340 Nonette) |
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| our en savoir plus sur la Colonne du Zodiaque, la monnaie de Souvigny, les Saints Abbés, la verrerie, etc. : |
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isite de l'église prieurale toute l'année et tous les jours (sauf mardi et lors des célébrations religieuses) au départ des musées La visite de l'église prieurale (au départ des musées) et louverture des musées et jardins à lieu du 2 janvier au 31 décembre toute l'année et tous les jours (sauf mardi et lors des célébrations religieuses pour la visite commentée de léglise) |
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