Cette église est dépendante, jusqu’à la Révolution, du diocèse de Bourges et appartient aux bénédictines de Saint-Menoux.
L’édifice, bâti à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle, est d’un style roman de transition. En effet, s’il est roman par son plan général, l’ornementation de ses portails et chapiteaux, ses étroites ouvertures en plein-cintre, son élégante abside et ses absidioles voûtées en cul-de-four, il est timidement gotique par la voûte de sa nef.
De plus, édifié au carrefour des diocèses de Bourges, Autun et Clermont, il subit l’influence artistique de ces trois régions.
Les murs externes présentent un heureux mariage de pierres de couleurs variées, de teinte grise ou rose, en grès du pays de Souvigny, ou de teinte plus claire en calcaire de la vallée de l’Allier. Un cordon de billettes court autour de l’abside. La face Sud présente un portail muni d’un entablement soutenu par des modillons à têtes sculptées ou à copeaux. Les archivoltes du portail reposent sur des colonnettes à chapiteaux décorés d’écailles, de feuillages et de têtes de grotesques. Le clocher, de style roman bourguignon s’élève sur le coté de la nef et présente trois étages d’arcatures aveugles ou de fenêtres.
Sous ces diverses arcatures, une série de pierres sont ornées de bas-reliefs d’une facture très populaire montrant des scènes de chasse composées de personnages soufflant dans une trompe, de chiens et animaux courants. Le style de ces sculptures est à rapprocher de celui de certains chapiteaux de la nef.
L’église est formée d’une nef unique à quatre travées, d’un transept voûté d’ogive et d’une abside flanquée de deux absidioles et munie d’une chapelle au sud (actuellement sacristie). L’abside est éclairée par trois ouvertures en plein-cintre que séparent deux petits arc en mitre, caractéristiques de l’art roman auvergnat. Le transept présente des claveaux ornés de seize figurines représentant des têtes de monstres ou d’animaux affrontés, des petits personnages accroupis ou sur le dos et des masques de grotesques. Quant aux chapiteaux, ils sont décorés de feuillages entrelacés, de têtes d’hommes et de fauves grimaçants, de petits personnages semblant soutenir les tailloirs du chapiteau, d’hommes dansants… La sacristie conserve une fresque du XVe siècle représentant la Sainte-Trinité, fresque qui a certainement servi de modèle au vitrail du XIXe siècle situé juste au-dessus de l’autel.


Église Notre-Dame : XIe s., remaniée aux XlIIe et XIXe s. En grès, nef unique, transept saillant, abside en hémicycle. Chapiteaux historiés ; clocher carré à trois étages. Croix aux armes de Jean Vigier, 1686. ISMH.

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