Le portail s’ouvre dans un avant corps à deux rampants. Ses larges pilastres cannelés ainsi que ses chapiteaux ornés de rinceaux et d’oiseaux sont significatifs du style bourguignon, alors que le tympan avec son linteau en bâtière, est directement issu de l’art auvergnat. Il est sculpté, sous un dais en mitre, d’une gloire, en amande contenant jadis un Christ bénissant et soutenu par les archanges Michel et Raphaël. De chaque côté, des lampes sont pendues à de arcades. L’inscription «Natalis me fecit» est sans doute la signature de l’artiste rarement indiquée à cette époque.
Le clocher se compose de deux étages surmontés d’une très belle flèche octogonale en pierre, la plus haute de la région après celle de l’église d’Ygrande.


Église Sainte-Trinité : XIIe s.

Le Primitif d'Autry (XVe s.)

Sous ce nom, les archéologues désignent ce précieux tableau sur bois (82 x 135 cm), oeuvre votive française s’inspirant de l’école flamande. En son centre figure la scène principale du tableau, la descente de croix. La Vierge de Pitié contemple à genoux le corps du Christ, descendu de la croix, à ses pieds. Il est soutenu à droite par Saint Jean, tandis qu’à sa gauche se tient Sainte Madeleine richement parée qui semble contempler le Christ mort. Du côté de Saint Jean, se trouve un donateur, suivi de sa fille et de sa femme. Tous trois sont présentés par leurs Saints patrons : le mari par Saint Jean, sa fille par Saint Jean-Baptiste et sa femme par Sainte Catherine. De l’autre côté Sainte Madeleine est accompagnée d’un second donateur présenté par Saint Jérôme, sa femme par une sainte portant un bénitier et son goupillon : c’est probalement Sainte Marthe. les quatre enfants, au pied de leur mère, tous petis, sont figurés sans patron.
En arrière plan se dessine un paysage de montagne ronde, de hauts clochers et d’arbres.


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