- La sacristie baroque
À droite, sur le déambulatoire, s'ouvre la sacristie réalisée à partir de 1769 sur I'emplacement de l'église primitive et de Ia chapelle Notre Dame des Avents. Conçue par I'architecte moulinois Evezard, c'est une vaste salle rectangulaire, couverte d'une coupole ovale. Les murs sont garnis de boiseries à médaillons exécutés par un menuisier issu d'une célèbre dynastie Dijonaise, Marlet. Ces sculptures, représentent notamment des scènes bibliques, les saints patrons de Souvigny, les emblèmes ecclésiastiques, les bustes des papes protecteurs du Prieuré.
Plan de situation
10 juin 1772-22 décembre 1772 - 19 mars 1777
- Ces trois dates sont importantes et jalonnent la naissance de la sacristie de Souvigny.
Auparavant il y avait une très ancienne chapelle : Notre-Dame des Avents qui avait probablement vu mourir Saint Odilon sur un lit de cendres. L'abbé Laroque émet même l'hypothèse qu'elle aurait pu être la première église de Souvigny, celle donnée par les Bourbons aux moines de Cluny.
En tous cas, cette chapelle de Notre-Dame des Avents servait de sacristie Elle était en mauvais état.
En voici le plan dressé en 1769 par l'architecte moulinois Evezard.
Dans un procès-verbal daté du 10 juin 1772, l'architecte Evezard donne le compte-rendu de la situation. Les moines en tirent les conséquences dans la élibération du chapitre de Souvigny du 22 décembre suivant.
Ce jourd'hui vingt deux de décembre mil sept cent soixante et douze, le Révérend Père Dom Claude Picard, prieur claustral du prieuré de Saint Pierre et de Saint Paul de Souvigny, à l'issue desVêpres au son de la cloche à la manière accoutumée, ayant assemblé la communauté, a rapporté que, vue la permission accordée par la diète tenue au prieuré de Saint Martin des Champs de Paris à la fin du mois de la même année de construire une sacristie au lieu et place de la vieille chapelle de la Sainte Vierge dîte des Avents, la démolition de ce vieux bâtiment ayant été commencée, avait donné de connaître la caducité de la partie du sanctuaire de la dite chapelle qui est au midi : caducité qui provenait premièrement de la destruction ancienne d'un pilier butant qui lui était attenan ; secondairement, d'un escalier pratiqué après coup et depuis très longtemps dans l'épaisseur du mur de cette même partie du sanctuaire. Le dit prieur avait ajouté que ces observations lui paraissant mériter l'attention la plus sérieuse, il priait la communauté de dire son avis pour la conservation entière dudit sanctuaire. Alors tous les religieux, dont plusieurs avaient précédemment examiné par eux-mêmes le danger qu'il y avait d'appuyer contre un vieux et caduc bâtiment un nouvel édifice, qui de plus ne pouvait de ce voisinage contracter qu'une très grande humidité, ont décidé la destruction entière de ladite chapelle et de son sanctuaire, à condition néanmoins qu'autour du terrain qui a servi au sanctuaire, on élèverait un mur de douze à quinze pieds pour qu'à perpétuité se trouvent à l'abri de toute profanation les cendres de nos pères qui reposent dans ce saint lieu. Ils ont de plus demandé qu'on dressât un acte de leur écision et de leur consentement, en foi de quoi ils ont signé le présent acte. Suivent les signatures des moines.
La maçonnerie fut terminée en 1775. La menuiserie fut confiée à François Pousset et les sculptures sur bois à Marlet.
En 1777 réalisation de la menuiserie et des sculptures comme en témoigne ce document.
Marché fait entre Mrs les Bénédictins de Souvigny et le sieur François Pousset, maître-menuisier de Moulins, pour l'entreprise de la menuiserie de la sacristie du prieuré de Souvigny. 1777
- Lorsque les travaux de maçonnerie ont été terminés, on a fait appel au menuisier François Pousset de Moulins et au sculpteur sur bois, le sieur Marlet (célèbre sculpteur de Dijon).
Voici l'essentiel du marché de ces travaux dont l'original est précieusement conservé par la famille moulinoise.
Nous soussignés, prieur, procureur et religieux bénédictins de Souvigny, d'une part et François Pousset d'autre part, sommes convenus de ce qui suit ; c'est à savoir que moi Franois Pousset me suis obligé et m'oblige de faire ou de faire exécuter à mes frais, risques et périls et fortune tous les ouvrages de menuiserie généralement quelconques pour revêtir et décorer le pourtour intérieur de la nouvelle sacristie de Souvigny, non compris les petits cabinets qui l'accompagnent et le tout conformément aux dessins qui seront fournis par le sieur Marlet, sculpteur et qui seront acceptés de nous, religieux susdits, et au surplus entièrement approuvés et signés de M. Evezard, architecte demeurant à Moulins, sur les projets duquel ladite sacristie a été construite et sous les yeux duquel nous entendons que lesdits ouvrages de menuiserie soient exécutés et conformément aux contenus des articles qui suivent. Et nous, prieur, procureur et reigieux susdits, nous nous sommes obligés à payer au dit Pousset la somme de quatorze cent cinquante livres dans les termes expliqués ci-après et de nous prêter en tout ce qui sera utile et raisonnable, pour faciliter le dit Pousset à l'exécution des dits ouvrages qui seront vus et visités ledit dit sieur Evezard quand il sera besoin.
Suivent 21 articles qui expliquent dans le détail comment tout doit être fait, avec quels bois, dans quels délais.
Dans l'enceinte du monastère pour permettre les contrôles tous les jours le sieur Pousset emploiera trois compagnons et il sera à leur tête. Il donnera le meilleur bois au sculpteur Marlet et travaillera en bonne intelligence avec lui jusqu'à la perfection de leurs ouvrages.
Dans ce devis, dûment signé par toutes les parties, le rôle de chacun est bien déterminé selon les compétences : les religieux et le sieur Evezard, d'une part ; le sculpteur Marlet et le sieur Pousset qui a la charge d'exécution, d'autre part. Cependant, il ne sera fait aucun changemnt au désavantage du menuisier sans que ne lui soit donné compensation.
Dans ce marché, les moindres détails de chaque petit recoin de la sacristie sont méticuleusement décrits. De tout, Marlet fera des dessins grandeur réelle selon les indications de relgieux et sous le contrôle d'Evezard et Pousset devra très fidèlement les réaliser.
Pour le paiement tout est prévu ; Pousset recevra cent livres par mois. On peut en déduire le temps de la durée des travaux, vue la somme de quatorze cent cinquante livres, soit quatorze mois et demi ; ceci nous porte à 1779, dix ans avant la Révolution.
Voici les signatures qui concluent ce document exceptionnel. Je remercie Monsieur Robert de m'en avoir fait la photocopie.
Dix ans avant la Révolution, la sacristie du Prieuré de Souvigny était donc terminée dans son entière splendeur.
Nous avons un état de ce monument grâce à la déclaration faite en 1790 par les religieux bénédictins, les religieuses bénédictines et le curé de la paroiss de Souvigny, sur l'état des biens de l'église pour se conformer au décret de l'assemblée nationale des 13 et 18 novembre 1789.
Ce document publié par le libraire moulinois Claude Grégoire, au début de ce siècle, parle longuement de la sacristie de Prieur. Il est intitulé : Documents pour servir à l histoire du Prieuré de Souvigny. Il se trouve dans les archives de la mairie de Souvigny ; il a été mis à la disposition de Claude Grégoire par M. Minier, maire de la ville. Il est signé :
Fait à Souvigny, ce premier mars 1790, signé :
CROSSE, Maire.
DÉCLARATION DES MOINES SUR L'ÉTAT DE LA SACRISTIE (1790)
La sacristie contient une boiserie toute neuve de la hauteur d'environ dix pieds dans son contour sculpté et vernissés dans laquelle snt quatre armoires avancées dans le bas dont celle qui est au couchant sert de chapier surmonté de trois autres armoires dont la partie de celle du milieu est garnie d'une glace entourée d'un cadre doré et dans laquelle est enfermé un châssis de bois garn de feuilles mauve dorée qui contient des reliques de Saint Principin ; dans les deux côtés dudit chapier sont deux oratoires ornés de carton sous glaces et en cadres dorés pour la préparation de l'action de grâce ; l'armoire qui est au levant correspond la précédente les mêmes dimensions et les mêmes ornements que celle du couchant ; l'armoire du milieu en-dessus contient une chasse de même figure et métal que celle ci-dessus et renferme des reliques de Saint Léger ; un vase en Plong, pour les Saintes huiles, une petite fiole de verre, un peu cassé où sont les reliques trouvées dans l'ancien chapitre. L'armoire du midi contient les chasubles et dalmatiques des solennités, au haut de la boiserie de cette armoire est un Christ en ivoire encadré ; et l'armoire du nord qui contient les chasubles de toutes couleurs est surmonté d'une pareille glace que les deux autres ; à côté de cette dernière se trouve une grande armoire où sont renfermés les calices et les aubes de chaque religieux, elle contient deux bras de fers pour le Saint Sacrement, une pierre d'autel et les palmes pour le dimanche des Rameaux.
Il y a dans la sacristie quatre cabinets de décharges dont le premier à droite en entrant contient deux porte-manteaux et dix rayons, le second entre le chapier et la croisée est pour la desserte du sacristain et renferme une table de bois, les clefs des différentes armoires et une croix de bois et un Christ d'ivoire pour les libera. Le troisième sert aux enfants de chœur. Il n'y a qu'une mauvaise table. Le quatrième sert la piscine, un essuie-mains, les burettes et missels.
Suit la longue nomenclature des livres et des ornements.
(inventaire de la Révolution)

Détails : reliquaires et faisceaux d'objets de l'Eucharistie.
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- En 1792, l'église prieurale devient église paroissiale
Vers 1790 le pèlerinage aux tombeaux de Saint Mayeul et d'Odilon fut supprimé. Comme l'église paroissiale Saint Marc était en mauvais état, les édiles municipaux demandèrent et obtinrent l'église monastique de la ville.
Ainsi le 14 octobre 1792, l'église du Prieuré devint l'église paroissiale et donc la sacristie aussi, mais pendant la Révolution à partir de 1793, tout fut vendu ou méchamment détruit.
L'église, dit Auguste Limagne, fut sauvée par cette harangue que prononça l'un des révolutionnaires : Citoyens, je suis ennemi de la superstition comme vous, mais il faut aux vaches du foin et aux hommes des légumes, or nos prés et nos jardins ne suffirent point à contenir tant de pierres. Un mobile de même noble sauva la saisire. Les révolutionnaires transformèrent en salle des délibérations municipaes, la somptueuse dépendance du palais du ci-devant Dieu.
C'est ainsi que nous avons conservé la somptueuse sacristie de Souvigny, aux belles boiseries si fragiles ; Auguste Limagne en parle ainsi_:
À hauteur du Maître-Autel, sur la droite, s'oure la sacristie, salle carré et spacieuse, somptueusement voûtée en coupole, éclairée de larges fenêtres et ornée de boiseries et de peintures. Les peintures sont fades, de ton légèrement criant et apocalyptique à souhait. Les boiseries sont meilleures. Un bon ouvrier du pays s'est appliqué ingénument à tailler dans le chêne des scènes bibliques, des calices et des étoles, de maigres rinceaux et dix huit portraits en médaillon. L'ensemble, malgré des mérites, rappelle que le beau temps de la fine sculpture sur bois est passé. Cette sacristie porte sa date : le XVIIIème siècle finissant. Laissons au Père Limagne ses appréciations sans appel et retenons que pour le visiteur qui vient de l'austère vaisseau de pierres, gothique ou roman, l'effet est saisissat lorsqu'il pénètre dans la brillante dépendance du palais de ci-devant Dieu.
L'œil est attiré d'abord par les peintures : elles sont d'un beau coloris que le temps n'a pas terni et représentent les symboles des quatre évangélistes : l'ange pour Mattieu, le lion pour Marc, l'aigle pour Jean, le bœuf pour Luc. (pratique pour enseigner le catéchisme).
Les sculptures des boiseries foisonnent d'une multitude de sujets : des scènes bibliques de l'ancien testament, ce qu'il y a dans le temple de Jérusalem, l'Arche d'Alliance, l'autel des sacrifices, l'autel des parfums, la table des pains de Proposition, le chandelier à sept branches, les tables de la loi, le serpent d'airain. Puis, ce sont des faisceaux d'objets religieux ou culturels : vases sacrés, la tiare, la mitre, la crosse, l'encensoir, l'épi de froment, la grappe de raisin. Dix huit portraits ou médaillons plus petits représentent la Vierge, le Christ, St Pierre, St Paul, St André, St Jacques, St Jean, St Benoît, sa sœur Ste Scholastique, dont l'âme s'envole sous la forme d'une colombe ; quatre figures de Papes : ce sont les quatre Papes sortis de l'ordre de St Benoît : Victor II, 1055-1059, Grégoire VII, 1073-1084, Urbain II, 1088-1099, Calixte II, 1119-1124, et deux portraits d'abbés mitrés, que l'on peut, avec raison, prendre pour Saint Mayeul et Saint Odilon.
Quatre petits cabinets, perdus dans l'épaisseur des quatre gros piliers carrés qui supportent les retombées du dôme, sont d'une grande utilité.
À signaler, dans ce lieu, un très beau crucifix en ivoire, le chapier à tiroir semi-circulaires qui se déroulent et se perdent dans l'épaisseur d'un placard, un peigne liturgique en vieil ivoire que l'on appelle peigne de Saint Mayeul et qui semble bien être un des rares vestiges du Trésor.
Parmi les ornements, peu de choses d'avant la Révolution, peut-être une ou deux étoles. Par contre, pas mal du XIXème siècle mais en mauvais état. À signaler aussi un ornement donné par Mme Vignier de Montluçon, tissé pour son fils qui mourut avant d'être prêtre. Il est fait sur tissu ancien ; elle a tissé les médaillons peints par son fils, peintre d'un certain talent.
Les médaillons qui ornent les centres des panneaux sont particulièrement animés : la Pâque où les hébreux mangent l'agneau pascal, dans un décor dix-huitième, avec les hosties qu'emplissent la panière ; on voit d'un côté le bâton du départ en main et par les fenêtres, la mise à mort des enfants égyptiens par l'ange exterinateur, de l'autre les beaux raisins de la terre promise.
Le sacre de David qui n'est pas un fragile adolescent mais un bel homme à la barbe drue.
Le réveil de Samuel dans le temple ; lui non plus n'a rien d'un enfant de chœur,
La vie de Samson nous est racontée en épisodes superposés : la mâchoire d'âne, le feu dans la moisson, le combat contre les philistins, les cheveux coupés sur le billot.
Parmi les personnages, je citerai la belle figure de Saint Pierre qui trahit son angoisse, son remords, son humlité, sa confiance.
Outre le Christ en ivoire, il faut citer aussi ce que renferme la sacristie:
En premier lieu, la Vierge reliquaire du XIIème siècle, malheureusement vandalisée,
le buste si vivant de Dom Chollet, restaurateur de l'église au XVème sièle. Il a été classé récemment (1970).
L'ecce Homo dont on dirait que Rouault s'est inspiré,
Des petits reliquaires du XVIIIème, malheureusement vermoulus, qui représentent un apôtre, un Père de l'église, deux moines bénédictins.
Un antiphonaire sur parchemin. Un vespéral de 1778 fait pour Souvigny avec des dessins intéressants (aujourd'hui conservés par les frères de saint Jean dans leur bibliothèque).
Après cela, il y aurait encore beaucoup à dire car les détails sont nombreux qu'on ne peut découvrir qu'avec une certaine attention. Il n'est malheureusement pas possible d'ouvrir la sacrstie pour une visite individuelle. Le mieux est de profiter des visites par groupes.
Avec l'armoire aux reliques qui en est la raison d'être, les tombeaux des Bourbons, les orgues Clicquot, la sacristie de l'architecte Evezard est bien l'un des chefs-d'œuvre que nous conserve l'église prieurale de Souvigny.
Texte de l'abbé Pierre Chaudagne, curé du secteur paroissial de Souvigny jusqu'en 1995.

Partie Nord de la sacristie.
- PLAN DE LA SACRISTIE
Les saints et les papes
1 : Les saints abbés de Cluny, Mayeul et Odilon.
2 : Les papes protecteurs de Cluny issus de la famille clunisienne : Victor II (1055-1059), Grégoire VII (1073-084), Urbain II (1088-1094) et Calixte II (1119-1124).
3 : Saint Jean : scène tirée des écrits apocryphes, où saint Jean tient le calice rempli de poison. Ce dernier se transforme miraculeusement en dragon.
4 : Saint André tenant sa croix en X.
5 : Christen gloire.
6 : La Vierge aux douze étoiles.
7 : Saint Pierre pêcheur du côté de l'entrée, il détourne son visage car il vient de renier le Christ. Saint Pierre en Gloire du côté de l'autel et près de la lumière de la fenêtre, tenant les clefs.
8 : Saint Pul légionnaire du côté droit de l'entrée avec son sabre, avant sa conversion. Saint Paul en Gloire du côté de l'autel, avec l'épée, objet de son martyre.
9 : Saint Jacques de Compostelle, représenté avec sa coquille et son bâton de pèlerin.
10 : Saint Fraçois-d'Assises, regardant l'astre solaire.
11 : Saint Benoît de Nursie.
12 : Sainte Scholastique, sœur de saint Benoît. À sa mort, une colombe s'envole de sa bouche, tel l'Esprit Saint.
Les scènes Bibliques
1 : Le Sacre de David : un juge d'Israël, l'oint d'huile, la scène se déroule devant le temple de Jérusalem, avec la Mer d'Airain en second plan (fontaine destinée aux ablutions) et derrière lui, les moutons du berger et les prophètes agenouillés.
2 : La vie de Sanson racontée en épisodes simultanés : la mâchoire d'âne sur le sol qui lui servait d'arme contre l'armée des Philistins, Dieu le bénissant, Samson tenant une torche met le feu aux moissons. Endormi il a les cheveux coupés sur le billot. En arrière plan à gauche, un soldat de l'armée des Philistins.
3 : Le repas du départ vers la Terre Promise fait un parallèle avec le Nouveau Testament. L'agneau Pascal est posé sur la table, la corbeille est emplie de pains azymes (non levés). Le sculpteur a joué sur l'espace des lieux en utilisant le mobilier du XVIIIe : les deux faisceaux d'objets font place cette fois-ci aux deux fenêtres que l'on retrouvent physiquement de part et d'autre de l'autel de la sacristie. La table sur laquelle est posé l'Agneau Pascal est une prévisualisation de l'autel du Nouveau Testament. Le temps est représenté au travers des deux ouvertures : la fenêtre de gauche révèle le passé avec l'ange exterminateur des enfants Égyptiens. Celle de droite, encore à moitié nimbée d'un voile, découvre en partie le futur avec les fruits de la Terre Promise.
4 : Le réveil de Samuel (dernier grand Juge d'Israël) avec le prophète Elie dans le temple de Silo. « Yahvé » est gravé sur l'astre rayonnant dans le fond du panneau. On y retrouve le Chandelier Pascal, l'autel des sacrifices et la table des pains offerts.
Les faisceaux d'objets
1 : Les éléments de l'Eucharistie : l'ostensoir, l'encensoir…
2 : …le pain, le vin, etc.
3 : Attributs du Pape : tiare, croix papale à 3 branches, clefs, …
4 : …et du Père Abbé : croix bénédictine à 2 branches, mitre, crosse, etc.
5 : Éléments de l'Ancien Testament : l'arche d'alliance, le bâton de Moïse qui se transforme en serpent, les tables de la loi.
6 : Élément de la liturgie, les évangiles, le crucifix, la manipule, etc.
Les éléments de l'Ancien Testament
1 : La Table des pains de propositions ou offerts.
2 : Le Trône de ieu sur l'Arche d'Alliance.
3 : La Mer de bronze, fontaine des ablutions située devant le temple de Jérusalem.
4 : L'Autel des sacrifices.
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